Tourisme et dessin

Je ne vous l’avais certainement jamais dit, mais j’ai un BTS Tourisme. Mon parcours est assez marrant : j’ai un Bac G3 (commercialisation) et un BTS tourisme. Après avoir vendu des tétines et des poussettes pour Bébé Confort, j’ai passé une formation Infographiste multimédia. Depuis, je dessine.

L’entrepreneur dessinateur

Depuis quelques années maintenant, je cherche à allier ma passion du dessin et mon métier de graphiste. Le confinement a été à la fois désastreux et salutaire. Comme j’étais au pied du mur, j’ai pu repenser mon activité.

Déjà par ce blog qui évolue, car je cherche encore la bonne combinaison. En proposant des citations en poster (retrouvez mon dernier poster ici). Mais surtout en acceptant mon statut de dessinateur. Ce qui est difficile quand on est autodidacte. Mais qu’importe, j’assume et mes dessins parlent pour moi.

Je me rends compte d’être plus entrepreneur qu’artiste. Alors, tout naturellement, mes attentes se tournent vers les entreprises, les collectivités et le tourisme.

Ce qu’apporte le dessin pour le tourisme

Mais entrons dans le vif du sujet : d’accord, un dessin c’est joli, mais comment promouvoir mon site touristique pour amener plus de touristes ? 

Je le remarque souvent, mais un dessin a un pouvoir d’attraction phénoménal. À chaque fois que je gribouille sur un set de table au restaurant, j’ai systématiquement quelqu’un pour regarder. Et ça forcément c’est un atout. 

Mais c’est vrai aussi que le dessin seul, ça peut vite devenir un gadget. Selon mon expérience, j’accompagne toujours mes illustrations d’une bonne histoire. Celle-ci va donner un contexte qui sera renforcé par le dessin.

Vous voyez c’est qui Disney (j’en ai fais un poster ici), il avait tout compris :

FORCE DU STORYTELLING + MAGIE DU DESSIN = SUCCÉS

J’avais imaginé cette histoire qui se passe dans les Ardennes :

Je peux créer des contes pour des sites touristiques avec un existant ou pas. Je peux proposer de faire exister une mascotte ou des personnages fictifs pour promouvoir une ville ou un monument, avec une BD ou tout simplement avec des publications en épisode sur les réseaux sociaux. 

Bref, donnons de la visibilité et de la vie à vos sites et touchons les émotions de vos visiteurs.

Planter un arbre

Autant le dire tout de suite, je suis un vieux, enfin, aux yeux de ma fille de 13 ans. Au moment où j’écris ces lignes, j’approche la cinquantaine. Je me retourne que très rarement sur mon passé. Mais lorsque je le fais et que je vois le chemin parcouru, je réalise tout ce qui reste à accomplir en si peu de temps. Pourquoi n’ai-je pas commencé à dessiner sérieusement il y a 20 ans ? C’est idiot comme réflexion, car c’est comme planter un arbre, oui, le meilleur moment était il y 20 ans.

Planter un arbre !

J’admire les gens qui, jeunes, se lancent dans un projet et s’y tiennent. Comme mes amis Lucien Roy et Adrien Boii, se sont levés un matin avec une idée précise et s’évertuent jour après jour à atteindre leur idéal. En ce qui me concerne, le cheminement s’éternise. Bien sûr, ça fait pratiquement 15 ans que je vis mon 1er rêve : être indépendant. Je crée, compose et mets en page des documents commerciaux. Ce métier de graphiste, je l’ai voulu et je l’aime bien. Mais travailler de mon dessin reste une quête résolument inaccessible. Quoi que j’entreprenne, chaque tentative se solde par un échec. Je ne peux pas dire combien d’arbres n’ai-je jamais plantés. Pourtant aucun n’a poussé. Les raisons sont multiples : manque d’entretien, sol infertile, mauvais choix de graines, et bien autres excuses.

Force est de constater qu’aujourd’hui mes tentatives sont infructueuses. Dois-je m’arrêter de planter des arbres ? J’en éprouve souvent le désir. D’ailleurs ici, je me pose la question de savoir pourquoi je m’acharne encore et encore à publier des dessins, lu uniquement par une ou deux lecteurs. Pourtant, je dessine toujours. Je cultive le secret espoir de croire que mes « petits Mickey » intéressent quelqu’un. Un peu comme ce personnage d’Avatar qui se bat seul pour protéger sa forêt, j’aiguise mes crayons pour donner un sens ce que je fais. C’est mon combat contre mes moulins.

Le meilleur moment pour planter un arbre, était il y a 20 ans. Le deuxième meilleur moment, c’est maintenant. Je crois que ma quête c’est de planter des arbres même s’ils ne poussent pas. J’aurai au moins essayé. J’aurai eu cette part de rêve qui m’a permis d’être ce que je suis. Est-ce un échec en soi ? Je n’en sais rien, mais en tout cas j’avance, car c’est le seul chemin.

N’hésitez pas à aller voir mes précédents posts et ça commence par ici — cliquez ici pour le poster avec Albert Einstein

Olivier Roland – Le rebelle intelligent

En 2017, ça faisait 10 ans que j’étais un graphiste indépendant bien installé dans ma petite ville : Sedan. Tout se passait plutôt bien, mais je ressentais le besoin de faire mes armes sur le net. J’avais bien un profil Facebook, mais ça ne bougeait guère. Je cherchais un moyen de vivre du dessin sur internet. Mes recherches m’amenaient assez vite sur le blog de Olivier Roland, qui nous appelait les rebelles intelligents.

Olivier Roland — Rebelle intelligent

J’ai découvert Olivier sur YouTube en premier lieu. J’aimais son dynamisme et son approche de l’infoprenariat. Tout ça était nouveau pour moi et assez obscur en fin de compte. Je suivais ses vidéos et adhérais souvent à son propos. Il fallait se bouger et il le fallait maintenant. Puis, Olivier Roland fit le lancement de sa formation Blogueur Pro. Je me suis dit : allez ! Banco ! C’est ça que je veux faire.

Glogueur Pro m’a permis d’ouvrir les yeux sur un univers complexe, captivant et infini. On comprend les arcanes des réseaux sociaux, l’importance d’avoir un blog. Sur son site, blogueur-pro.net, Olivier nous offre d’ailleurs un livre sur les préceptes du blogging pour devenir libre et indépendant sur internet. Vous pouvez le télécharger ici, si vous souhaitez vous lancer dans l’infoprenariat.

Au moment où j’écris ce billet, je débute à nouveau sa formation. J’ai repris le chemin de l’école pour apporter à ce webcomic une dimension beaucoup plus active, tout en respectant une ligne éditoriale de qualité.

Je préfère avoir peur et le faire quand même

C’est une belle citation. Nous avons tous des doutes terribles sur nos actions aussi bien professionnelles que personnelles. Ces barrières qui nous freinent dans nos décisions et dans nos résultats. J’ai une trouille immense dès qu’il s’agit de démarcher un client. C’est fâcheux quand on est indépendant. C’est certainement ça d’être rebelle intelligent.

Cette phrase me fait penser à cette citation : le courage, c’est d’avoir peur et y aller quand même ! Pas simple de la mettre en pratique. Pourtant, c’est toujours une victoire, ne serait-ce que sur nous même.

Si vous souhaitez en savoir plus sur Olivier Roland, je vous invite à regarder ses vidéos sur YouTube, ainsi que lire son livre : tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses études.

Albert Einstein – Devenir un homme de valeur

Ma fille rêve de devenir la prochaine star de TikTok. À son niveau, Albert Einstein c’est loin. Bon d’un autre côté, elle a 13 ans. Moi, à son âge, je voulais être pilote de chasse !

N’essayez pas de devenir un homme qui a du succès

Soyons honnête, nous cherchons tous une forme de succès, qu’elle soit professionnelle ou amoureuse, artistique ou sociale. Nous essayons de trouver dans les yeux de nos paires la reconnaissance qu’il se doit. Et c’est souvent à corps perdu. Je désire plus que tout que mes dessins soient reconnus, qu’on me félicite avec un j’aime ou un commentaire élogieux. Mais, en fin de compte, qu’est-ce qui est le plus important, la petite tape dans le dos approbateur ou la part de moi mise dans chaque coup de crayon ?

Essayez de devenir un homme de valeur

Sur internet, énormément de citations sont attribuées à Albert Einstein. Sont-elles toutes de lui ? À vrai dire, je n’en sais absolument rien. Mais celle-ci fait mouche : n’essayez pas de devenir un homme qui a du succès. Essayez de devenir un homme qui a de la valeur. Tout est dit. Je fais partie du Lions Club Charleville Rimbaud et tous suivent cette doctrine. Ce sont tous des gens de valeur, des gens qui s’effacent pour se jeter dans des actions au service des autres, sans reconnaissance, sans tirer un quelconque profit.

Aucun ne se pose la question, ils le font, et, point barre. C’est, pour moi, une leçon d’humilité à chaque fois, une leçon qui me force à me dire : « quelle chose de bien ai-je faite aujourd’hui ? Quelle valeur ai-je apportée à autrui ? » Le problème, c’est que je cherche encore le succès et que cette citation d’Albert Einstein, je ne l’ai pas encore faite mienne.

Il va falloir faire mieux et trouver ce que je pourrais vous donner pour essayer de devenir un homme qui a de la valeur.

Retrouver la citation précédent en suivant ce lien

Le voyage commence toujours par un premier pas

J’admire ces gens qui prennent un sac et partent à l’aventure dans un pays étranger. Ils ont cette curiosité que je n’ai pas. Cette envie de se rapprocher des choses qu’ils ne connaissent pas. C’est fou, je me pose chaque fois la question : pourquoi ont-ils ce désir d’aller chercher des réponses ailleurs ? Je n’en éprouve aucun besoin. Alors, je me sens coupable. Je me dis, mais quel genre d’être humain je suis ! Je ne sais pas m’ouvrir aux autres. Et en fait, je m’en tape. Le voyage commence toujours par un premier pas et je réalise chaque jour le mien.

Le voyage commence toujours par un premier pas… sous la douche

Chaque matin, ma tête bouillonne. Mille réflexions jouent au flipper en tapant sur les bumpers de mes neurones. Impossible d’y échapper. Je ne cherche même pas à les freiner, c’est peine perdue. Et dedans, c’est carnaval ! Famille, boulots, projets, dessins, clients, tout vient. Je ne sais pas si c’est l’action de l’eau chaude qui tombe sur moi, mais ce tourbillon est systématique.

Je me souviens de ce voyage où j’ai créé ce petit personnage avec cet étrange animal posé sur son épaule. Les Ardennes, où j’habite, offrent une multitude de paysages bien différents. Et, le Lac des Vieilles Forges, où je m’étais baladé avec mes enfants la veille, a ce côté apaisant et mystérieux. Je me suis imprégné de ces pierres, de ses forêts et de ces chemins qui nous mènent vers l’inconnu. Sous la douche alors, dans mon imaginaire, est né ce petit bonhomme malicieux qui semblait apparaitre de nulle part. Il est à la recherche d’un contrat. Il trouve la bonne fortune en combattant des êtres maléfiques. C’est un chasseur de monstres légendaires. Le décor est posé, les protagonistes sont annoncés. Le spectacle peut débuter et mon voyage aussi.

J’avais fait ce dessin pour illustrer un texte que Nathalie Leblanc m’avait écrit pour mon héros. Si ça vous intéresse, cliquez ici pour le lire sur Facebook.

Même le plus long des voyages commence par un premier pas. Cette citation de Lao Tseu me rend nostalgique bizarrement. À chaque nouveau voyage, c’est un autre qui se termine. Enfin, cet état ne dure pas, car des douches j’en prends tous les jours et une aventure inédite débute alors.

Cliquez ici pour voir mon précédent poster